Mon roman Une désarmée des morts vit sa vie de roman et va donc à la rencontre des lectrices et des lecteurs. Dans mon esprit, ce livre participe, comme tous les ouvrages que je m'efforce de concevoir, d'une démarche littéraire et théorique visant à contribuer (avec d'autres) à une forme contemporaine du roman. Pour ce qui me concerne, la formule que j'ai mise au point depuis 2015 équivaut à un "récit de vie" (à la façon de Nadja d'André Breton) articulée à une autofiction (à la manière de Serge Doubrovsky). Avec de surcroît, le souci d'articuler le poétique et le politique. A vingt ans, si je me suis intéressé à rené Crevel, c'était parce que, lisant ses textes, je m'interrogeais pour déterminer comment, à ma place (un pauvre petit étudiant marxiste-léniniste), je pouvais "aider" à la conjugaison de la révolution politique et de la révolution culturelle. Nous étions dans les années 1970. En 2025, quitte à passer pour un dinosaure, je me pose les mêmes questions. Vous comprendrez donc combien il m'importe que mes livres soient lus, commentés et critiqués par des amis et des camarades comme Olivier Rubens, lequel vient de consacrer un assez long article à ma prose dans Initiative Communiste, le mensuel du PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France).
Olivier Rubens commence ainsi sa recension :
"Au temps de "l'Union du peuple de France" portée par le PCF dans les années 70, d'aucuns rêvaient de s'allier avec la "bourgeoisie non monopoliste". Son portrait par Jean-Michel Devésa serait au vitriol, si le vitriol pouvait être froid..."
Merci à Olivier Rubens et à Inititiave Communiste pour cet article.


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