"Cadavérée", second jeu d'épreuves
- jmdevesa
- 29 avr.
- 3 min de lecture
J'ai bien de la chance ! Au sein de l'équipe du "Temps des cerises", Delphine est l'infographiste, c'est à elle que je dois la couverture de ma Cadavérée ; c'est à elle que je dois la mise en page de ce roman à paraître (le 4 septembre prochain).
Ce lundi 27 avril, Frédéric Rauch (le directeur du TdC) m'a transmis le second jeu des épreuves du livre, établies précisément par Delphine. Je commence à les relire dès ce jeudi.
Ce que je peux dire ? Delphine travaille merveilleusement bien. Rauch et son équipe ont à coeur que mes petits écrits bénéficient des conditions les meilleures afin de toucher le lectorat le plus large possible. Je constate que les voeux que j'ai émis, lors de ma dernière entrevue avec eux, le 27 mars, ont tous été satisfaits : par rapport à Une désarmée des morts, je souhaitais que le corps de caractère soit augmenté et que la maquette de l'ouvrage laisse des marges plus importantes, en vue d'une lecture plus agréable. Je n'ai pas eu à "batailler", la Cadavérée sera plus "pimpante" que la Désarmée.
Ce soir, j'ai préparé mon bureau : disposition des épreuves à corriger, au centre ; à droite, le premier jeu pour vérifier que mes recommandations ont bien été prises en compte par Delphine ; mon ordinateur portable sera "en seonde ligne", entre la fenêtre à travers je vois le bel érable que nous avons devant l'immeuble, et la liasse des épreuves sur lesquelles je vais me pencher. Et puis toute une série de feutres : rouge, vert, bleu, noir. Je commence demain matin. Pour l'heure, j'ai juste jeté un oeil sur les remerciements et sur la page "Du même auteur", Delphine a tout consigné de mes remarques, sa saisie est impeccable. Oui, j'ai de la chance.
Résumé de Cadavérée
Ce roman, Cadavérée, est celui d’un aveuglement : au milieu des années 1990, un universitaire, détaché auprès de la Coopération, devient l’imprudent « porteur de valise » de Salomon Spavento, la coqueluche d’alors des lettres francophones. À la sortie du monopartisme, celui-ci a consterné ses soutiens internationaux en s’affichant dans son pays aux côtés d’un leader d’opposition messianique. Par ailleurs, de la maladie incurable qu’il a contractée et dont il a contaminé Myrrha, sa compagne, il a fait son secret.
À Paris qu’il a dû rejoindre pour se soustraire à des menaces de mort émanant des secteurs les plus belliqueux du pouvoir là-bas en place, Dupré ne doute pas de la parole de Salomon quand il lui annonce que son passeport a été confisqué. Il se salit même les mains pour couvrir le coût des soins apportés au couple, après son évacuation sanitaire. Mais, à l’approche de l’inéluctable, il ne saisit pas ce que lui confie Myrrha qui est sacrifiée au mysticisme de son mari.
Trois décennies plus tard, Dupré tente d’élucider pourquoi il n’a pas perçu la vérité qu’il avait sous les yeux. D’une part, il n’a pas compris que les maladies, les épidémies et les pandémies faisaient symptôme : la peste, le choléra, le cancer, le sida, la covid sont de ces affections qui atteignent les humains en les renvoyant à ce qui les ronge et les épuise au sein des rapports de domination dans lesquels ils sont pris. D’autre part, de cette sinistre et tragique farce, il n’a jamais saisi les enjeux. En dépit de ses choix idéologiques et éthiques, il était bigleux à ce qui lui crevait les yeux.
À l’approche des échéances de 2027 et en cette époque où la paix mondiale est menacée, n’est-il pas opportun de montrer par quels mécanismes on perçoit sans voir le désastre qui vient et comment on peut en être dupé…
Les épreuves, les deux liasses, la première corrigée, la seconde à corriger :

A Guernesey, au miroir de l'écriture, dans la maison de Victor Hugo, Hauterive House, j'y étais début avril :




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