Mon actuelle préparation au roman
- jmdevesa
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Le 29 août prochain, Le Temps des Cerises publiera mon roman Cadavérée. J’aurai bientôt l’occasion de m’exprimer à ce sujet : je ne doute pas de l’implication de Frédéric Rauch et de son équipe pour assurer le succès de cette sortie ; il n’empêche que l’évolution (hélas) du champ littéraire exige que les autrices et les auteurs mettent la main à la pâte, ce que je ferai avec détermination, il va sans dire.
Ce faisant, en ce moment, je ne suis pas inactif. Je travaille, et pas qu’un peu. Je suis en pleine préparation du « prochain ». Ce sera À rebours d’Augustin, un roman « italien » dans lequel sur le mode de la fiction / de l’autofiction je reviendrai sur mes vingt ans. Et notamment sur le séjour que j’ai effectué en avril 1978, à Rome, alors qu’Aldo Moro était détenu par les Brigades rouges.
Il se trouve que depuis plusieurs mois je rassemble ma documentation : lectures, relectures, prise de notes, réflexions, quelques premiers jets, des embrayeurs, des paragraphes, le plan de ma narration. Ce labeur me comble : à cette heure j’ai publié six livres, Cadavérée sera le septième, il est clair qu’ À rebours d’Augustin sera, en 2027 ou 2028, celui qui aura été le mieux et le plus élaboré. Je m’en réjouis, bien entendu. Désormais écrivain à « temps plein », je suis à même d’accoucher de ma production à mon rythme, et surtout sans avoir à composer avec l’ « esclavage salarié ».
Cette tâche, je m’en acquitte dans des carnets. J’en ai déjà noirci deux.
En outre, je viens d’examiner avec soin le recueil d’entretiens que Mario Moretti, le dirigeant des Brigades Rouges ayant assumé cette responsabilité le plus longtemps de tous les membres de leur exécutif, avait accordés à Rossana Rossanda et à Carla Mosca : Brigades rouges, une histoire italienne. L’édition originale date de 2004. La traduction française (aux éditions Amsterdam) a (significativement, selon moi) tardé, elle est de 2018.
Cet ouvrage est extrêmement précieux. Pour comprendre « les années de plomb italiennes » mais aussi pour saisir, par comparaison – au sens fort du terme –, ce qui était en jeu à la même époque en France, en Italie, en Espagne, en Irlande.
J’ai refermé ce Brigades rouges, une histoire italienne en exultant. Certes, je n’ai pas sombré dans le triomphalisme, ce n’est pas le genre de la « maison ». À rebours d’Augustin reste à écrire, il est devant moi. Cependant, j’éprouve le sentiment que si je ne suis pas trop maladroit ce sera mon meilleur livre – mon ambition en tous les cas est qu’il soit un grand livre.




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